28 octobre 2009

Surchaufffffe

On approche des jours pendant lesquels on fête l'horreur. Pour rester dans l'ambiance, un extrait de Novethic.

"Emissions de CO2 : l'avertissement des experts

Le consensus est net. Plusieurs ouvrages, parus entre la fin 2008 et début 2009, aboutissent aux mêmes conclusions. Il reste moins d'une décennie pour obtenir une baisse significative des émissions de gaz à effet de serre d'origine humaine. Au-delà, la réaction en chaîne climatique, visible en moins de deux générations, deviendra incontrôlable.

Banle-bas de combat ! Côté climat, les avertissements pleuvent en ce début d'année et s'inscrivent dans une véritable convergence internationale. Un consensus notamment relayé par le Worldwatch Institute, un organisme américain de recherche environnemental. « Nous avons le privilège de vivre à un moment de l'histoire où nous pouvons prévenir une catastrophe climatique qui rendrait la planète hostile au développement de l'homme et de son bien-être, » rappelle ainsi Robert Engelman, l'un des directeurs de l'ouvrage « State of World 2009 » rédigé par 47 experts. Le plus grand nombre jamais rassemblés au sein de l'état des lieux annuel du Worldwatch Institute. Parue mi-janvier 2009, sa 26e édition se consacre à « un monde qui se réchauffe ». Selon ce panel d'experts, le temps manque pour suffisamment réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES).

Le calme avant la tempête...

Depuis le milieu du 18e siècle, les températures moyennes ont déjà globalement augmenté de 0,8°C. Un degré supplémentaire est d'ores et déjà attendu du fait de l'inertie thermique de la planète et des quantités de GES accumulés entretemps dans l'atmosphère. « Le monde va devoir réduire ses émissions plus drastiquement que prévu, résume le Worldwatch Institute, pour essentiellement ne plus émettre de C02 d'ici 2050 si l'on veut éviter une perturbation catastrophique du climat mondial. » Pour l'un des auteurs du rapport, le climatologue William Hare, il est même impératif que les émissions déclinent au point de devenir négatives après 2050. Sous peine de déclencher un emballement des températures et un compte à rebours climatique lourd de menaces.

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La nouvelle guerre mondiale du climat

Le récent rapport du cabinet McKinsey, en janvier 2009, « Pathways for a low carbon economy » confirme la possibilité de maintenir le réchauffement en dessous de la barre des 2 C°... A condition d'y mettre les moyens. Un investissement politique et financier estimé à 530 milliards d'euros par an d'ici 2020, et à 810 milliards en 2030. La marge est étroite. « Chaque année de délai supplémentaire rend le défi encore plus difficile, avertit le rapport. Non seulement à cause de l'augmentation des émissions pendant cette année, mais aussi parce que cela conforte les infrastructures très consommatrices de CO2. »

« Le message est clair, explique l'économiste et polytechnicien Alain Grandjean, membre du comité stratégique de la Fondation Nicolas Hulot, co-auteur avec Jean-Marc Jancovici de « C'est maintenant, 3 ans pour sauver le monde » (Seuil). Face au défi climatique et énergétique dont l'intensité et l'urgence deviennent croissantes, c'est maintenant qu'il faut prendre des mesures d'une ampleur très supérieure aux plans d'action décidés jusqu'ici. »"

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ville_fumee

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01 octobre 2009

Pétrole et baleines

Les baleines grises seront-elles achevées par la prospection pétrolière ou sauvées par les banques ?

Extrait de Novethic 29/09/09

Sakhaline : les baleines grises menacées par le pétrole offshore

Opérateurs du projet Sakhaline, à l'est de la Russie , Shell et Gazprom ont accepté de suspendre leur prospection sismique pendant l'été. Le bruit chassait les cétacés de leur aire nourricière, menaçant la survie de l'espèce. Exxon, Rosneft et B.P n'ont en revanche pas voulu écouter les appels des scientifiques et du grand public.

Il s'agit d'une victoire de la concertation entre scientifiques indépendants et compagnies pétrolières, par l'intermédiaire d'une ONG et avec l'aide de la pression financière des banques. Il aura fallu plus de quatre ans de frottements, confrontations, discussions et recommandations plus ou moins écoutées, voire totalement ignorées, pour que le Panel de conseil scientifique sur la baleine grise occidentale (Western Gray Whale Advisory Panel) parvienne à faire admettre la nécessité à Shell, Gazprom et aux autres membres du consortium de Sakhaline Energy Investment Company (Mitsui et Mitsubishi) de suspendre leurs tirs d'exploration sismiques de juillet à octobre 2009,  saison où les baleines viennent se nourrir sur les côtes des Iles Sakhaline. La région connaît en effet une grosse activité pétrolière offshore depuis que l'énorme chantier Sakhaline II y a débuté, en 2003. C'est non loin de là, dans le lagon de Pitlun, que les baleines viennent faire leur réserve de graisse pour la période de reproduction, qui suivra, en hiver, dans une autre région, toujours inconnue à ce jour.

« Faibles chances de survie »

La baleine grise occidentale est l'une des espèces les plus menacées au monde. On l'a même crue éteinte entre les années 1950 et 1970. On en compte aujourd'hui 130 individus dont seulement 25 à 30 femelles en âge de procréer. « Sa petite population laisse une faible chance de survie à l'espèce si les activités industrielles continuent » prévenait l'ONG internationale Pacific Environment en juin. Or Exxon, Rosneft et British Pétroleum ont continué leurs activités cet été, malgré l'avertissement des scientifiques et une pétition de 50 000 signatures collectée par WWF au printemps et envoyée aux directions des groupes.

(...........)

Or les banques veillent, via des consultants indépendants sur place aux pratiques vis à vis de l'environnement. Les  prêts ont été accordés en 2008, mais « si les conditions n'étaient pas remplies [...] et aucune solution satisfaisante n'était trouvée, le prêt deviendrait exigible » précise Patrick Bader, responsable développement durable du pôle investissement de BNP Paribas, l'un des prêteurs.

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06 septembre 2009

jambon d'algues

Extrait de Novethic

Encore des obstacles pour la valorisation des algues vertes

En août, le problème des algues vertes a refait surface avec la mort d'un cheval, retrouvé dans la baie de Saint-Michel-en-Grève, et les annonces de François Fillon qui ont suivies. Novethic revient sur les pistes d'exploitation de ces algues avec Jean-François Sassi, responsable laboratoire R&D et chef de projet expert au Centre d'Etude et de Valorisation des Algues (CEVA).

Jean-François Sassi. Le projet le plus abouti est orienté sur les matériaux, particulièrement le papier-carton. Les papeteries sont en effet parfaitement dimensionnées pour déshydrater rapidement les éléments or c’est une dimension technique qui pose souvent problème pour l’utilisation des algues. Cette solution a été utilisée un temps avec succès par une papeterie à Venise quand la lagune était envahie par les algues vertes. Nous, nous avons décidé d’utiliser ces procédés papiers pour des godets destinés à l’horticulture, en partenariat avec l’IUT de Saint Brieuc.

(...)

Les algues vertes sont aussi utilisées par la cosmétique, non ?

Jean-François Sassi. Pour le moment, l’intégration de l’algue verte dans la cosmétique porte sur de très petites quantités, ce qui ne permet pas de répondre au problème des marées vertes. Il faudrait pour cela qu’elles soient utilisées en agent de texture et donc entrer dans la composition de plusieurs formules. Là, on aurait un tonnage intéressant mais, si les industriels regardent nos travaux avec intérêt, là encore, aucun pas n’a été fait plus avant. D’autres matériaux moins cher ou moins difficiles à exploiter existent…De plus la collecte des algues est traitée par les collectivités et les industriels ont du mal à traiter avec eux ; la logique est différente.

Et dans l’alimentation ?

Jean-François Sassi.  En Occident, l'algue n'est pas un aliment traditionnel et souffre d'un déficit d'image auprès du grand public. Il n’est  donc hélas pas question de nous faire manger  à tous des salades d’algues, comme c'est le cas en Asie... même si l'algue a de nombreux apports bénéfiques pour la santé humaine. En revanche, nous travaillons sur l’alimentation pour animaux car c’est un bon apport d'éléments de compléments nutritionnels, notamment pour les poissons. Le problème cette fois est qu’il faut  pouvoir aller ramasser les algues dans la mer  pour garantir une certaine qualité or, avec les marées et les vagues, il faut des machines spécifiques. Des matériels prototypes éventuellement utilisables sur nos plages existent ailleurs dans le monde (aux USA, en Finlande). Il faut trouver les moyens de les tester en vraie grandeur sur nos plages, pour vérifier s'ils sont adaptés. Ce projet que l’on porte depuis des années vient toutefois  de  recevoir un furieux coup  de pouce avec les annonces du Premier ministre le 20 août dernier. Car si l’on va chercher l’algue en mer, en début de saison, cela permettra de diminuer les marées vertes et donc la pression d’échouage…

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14 mai 2009

Bio Milliards

Extrait de Novethic

« Green marketing » contre « green washing »

(...) Car les Lidl, Rewe et autres distributeurs traditionnels ont vite saisi les enjeux du marché bio allemand. Selon les derniers chiffres de la Fédération des produits de consommation biologiques (BÖLW), ce marché a enregistré, en 2008, une hausse de 10% pour atteindre un chiffre d’affaires de 5,8 milliards d’euros. L’organisation souligne que l’offre nationale se montre incapable de satisfaire une demande toujours plus grande – et ce, alors que la surface agricole allemande dédiée à l’agriculture biologique ne cesse également de croître pour atteindre les 5,6% de la surface cultivable totale (contre 2% en France). Conséquence : l’importation augmente, elle aussi. Or, pour un grand nombre de consommateurs adeptes du bio, les produits importés dégagent un fort parfum de kérosène et donc d'émission de gaz à effet de serre. Ce que n’ont pas manqué de souligner les acteurs du secteur. « Les distributeurs et producteurs bios découvrent la thématique de la neutralité carbone,  alors que l’on aurait pu s’attendre à ce qu’elle aille de soi dans ce secteur », relève Jörg Reuter, de l’agence ÖkoStrategieWissen, une agence de conseil en stratégie marketing pour le secteur bio, basée à Berlin. «Il ne suffit plus de proposer des produits bios dans son assortiment pour satisfaire les aspirations vertes des consommateurs. Ils reconnaissent très vite si les activités, et tout particulièrement les méthodes de communication déployées, sont crédibles ou relèvent simplement de l’alibi ».

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marche_pommes_poires

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