15 mars 2016

Ruralité 2016

 

silos Gautier soir 050316

 

Entreprise Gautier

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01 mars 2012

Du haut de ce clocher ....

Les agriculteurs et tous ceux qui travaillent à gérer nos paysages ont un rôle très important pour une protection réfléchie de notre environnement à tous.

C'est pourquoi, je vous propose un édito bien intéressant d'un responsable important du monde agricole.

Cliquer pour agrandir l'image.

tribune CA Lozere

Si difficulté à lire à partir de l'image, un lien parmi d'autres vers ce texte collector paru dans la "Haute-Loire Paysanne".

 

Pour ceux que ça intéresse, lien vers le cursus de l'éditorialiste tel que décrit par le journal local, lors de sa remise de médaille de l'Ordre National du Mérite.

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Personnellement, je me sens plus proche des publications de PH ......

 

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07 décembre 2011

Comment se faire du blé ....

Extrait du toujours excellent Novethic, une information qui concerne le monde agricole mais également le consommateur. En bout de chaîne, c'est dans notre assiette et juste avant ça sort de notre porte-monnaie !

"Contre le droit de ressemer une partie de leur propre récolte dans leurs champs, les paysans devront désormais reverser une taxe aux producteurs de semences. C'est ce qu'ont décidé les députés le 28 novembre dernier. Une loi qui divise agriculteurs et semenciers.

Plus qu’un sillon, un fossé : c’est ce qui a été ouvert entre les agriculteurs et les semenciers français lundi 28 novembre, lorsque les députés de l’Assemblée Nationale ont voté en faveur d’une proposition de loi imposant le paiement d’une taxe aux agriculteurs en échange de l’autorisation de ressemer une partie de leur récolte. « Loi liberticide » d’après les agriculteurs, « salvatrice » selon les semenciers 

 Avec la loi approuvée à l’Assemblée, les règles du jeu basculent en faveur des semenciers. « La majorité des semences sont désormais clairement interdites. Pour 21 d’entre elles, de céréales et d’espèces fourragères surtout, les semences de ferme sont par contre autorisées, mais les agriculteurs devront désormais payer une taxe à l’industrie semencière », explique Guy Kastler, chargé de la question à la Confédération Paysanne. A la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), on n’y voit pas de mal. « La proposition de loi légalise l’utilisation des semences de ferme » et la rémunération des semenciers en contrepartie est juste, « la création variétale [étant] longue et coûteuse », affirme son président, Xavier Beulin, sur le site de la Fédération.

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La question de l’accaparement des principales semences agricoles s’invite forcément elle aussi à la table, une poignée d’entreprises gagnant progressivement toujours plus de poids sur la gestion de l’avenir agricole et de la sécurité alimentaire mondiales. A titre d’exemple, les géants Monsanto, Syngenta et Dupont, qui viennent « d’inventer » le brevet sur les plantes obtenues par simple sélection naturelle, détiennent à elles trois pas moins de la moitié du marché semencier.
Pour les agriculteurs en colère contre ce que beaucoup considèrent comme un nouveau cadeau fait à l’industrie semencière, le salut viendra peut-être de la prochaine présidentielle. « La période électorale va nous permettre de faire pression sur les candidats pour qu’ils s’engagent à abroger cette loi », espère Guy Kastler."

 Totalité de l'article

Illustrations tirées de " L'Atlas de la France Verte" (1990) - Toute ressemblance avec la situation actuelle ne serait que pure coïncidence.

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  1789  1989

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13 avril 2009

2% des terres

Vu un excellent film : "La bio-utopie" *. Reportage de quarante minutes sur le monde de la production "bio" avec de belles rencontres et une foule de pistes à creuser par la suite.

Point de départ : "j'en ai marre d'acheter dans les supermarchés -> je perds du temps, l'environnement est agressif, les produits alimentaires pas bons. Mais je n'ai pas assez d'argent pour manger bio. Que faire ?"

Et voilà les 2 reporters, caméra en main, partis à la rencontre de producteurs bio afin de comprendre leur motivation et leur intégration dans le circuit économique. Choix de personnages passionnants. Entrepreneurs d'une société choisie.

Deux exemples : l'une (c'est une dame), faisait déjà du bio sans le savoir et vendait ses agneaux à une grande enseigne sans en tirer le moindre bénéfice. Maintenant, elle est labellisé Bio et vend ses mêmes agneaux bien plus cher. Si économiquement ça va mieux, elle reste déterminée dans ses choix d'élevage et de vie.

L'autre est maraîcher. Il a mis cinq ans avant que son terrain, travaillé comme il faut, redevienne productif sans ajout chimique mais avec une vraire science de la nature. Faut apprécier la qualité de la terre quand il arrache ses carottes ! On le voit ensuite sur le marché et le plaisir des relations avec ses clients c'est autre chose qu'à la caisse du supermarché ! Il aborde un sujet important : la difficulté pour un agriculteur bio à acheter des terres trop souvent récupérées par l'urbanisme ou par une entreprise agricole classique.

Mais le film va également à la rencontre de structures plus élaborées telles une coopérative bio ou une AMAP(Association pour le maintien d'une agriculture paysanne).

Et toutes ces rencontres sont ponctués par les interventions d'un sociologue qui explique le changement radical du monde paysan après la deuxième guerre mondiale et d'un scientifique qui, lui, est sans concession sur la mauvaise qualité de notre alimentation industrielle.

J'arrête là et n'ajouterai qu'un mot concernant un petit escargot. La manière dont les humains vont le traiter montre toute l'approche de la nature que peut avoir un agriculteur bio, un vrai.

Quand même conclure par : on peut manger bio même quand on est pas bien riche. Faut se renseigner, changer quelques habitudes et préférer les circuits courts pour s'approvisionner.

* film qui commence à passer dans les festivals et programmations alternatives ou curieuses de l'évolution de la société.

2% des terres : part des terres agricoles consacrée à la production bio en France. Le marché étant bien supérieur, on importe .....

PS : alors que je pensai à l'écriture de ce post, j'entends, sur France Inter, Edgar Pisani et une autre personne parler des moyens de lutter contre la faim dans le monde. Le film, par sa démarche, apporte quelques idées et montre comment de plus en plus de personnes, ici, répondent simplement et sans faire de bruit à cette grave interrogation. Du développement durable, du concret. Plus tout à fait de l'utopie ....

stand_bio

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26 novembre 2008

abreuve nos sillons

bl__rangs_plaine_261108

Plaine céréalière un 26 novembre.

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01 novembre 2008

forum pesticides

Quelques extraits des notes prises lors d'un forum à Ménigoute - En marron mes remarques

Bien evidemment, notes et remarques n'engagent que l'auteur du présent article.

Forum « Grenelle 1 – Pesticides » - 29/10/08

Forum en 2 parties : contexte et travail réalisé par le groupe pesticides dans le cadre du Grenelle 1 – échanges entre parties concernées et réponses aux questions écrites du public. Enregistrement radio des débats (radio Accords). Animation par journaliste de la radio.

Partie I – Le contexte

Objectif fixé par Grenelle 1 : réduction de 50 % des quantités de pesticides employés. Un groupe de travail a été mis en place pour les modalités d’actions. M. Paillotin,  responsable de ce groupe de travail présente la démarche et les engagements.

1)      Travail réalisé par le groupe pesticides dans le cadre du Grenelle 1

Contexte : 97 % des pesticides sont utilisés par l’agriculture, le reste est employé par les collectivités et les particuliers. La France est le 3ème utilisateur mondial de pesticides  (quelle échelle de mesure ?). Les autorisations ou suppressions de molécules sont du ressort de l’Europe -> de 1100 molécules, on est actuellement descendu à 500 autorisées. Les autorisations de mises sur le marché (AMM) sont de la responsabilité de chaque pays.
Les produits d’emplois domestiques ne sont pas concernés par cette procédure pesticides.

Le principal travail a été la mise au point d’un indicateur accepté par tous. Son petit nom : NODU -> NOmbre de Doses Utilisées (lien vers le rapport du groupe). Outre le fait d’avoir un instrument de mesure fiable, cela a permis d’obtenir un consensus pas évident au départ.

2)      Impact des pesticides par intervenants Environnement et Hygiène Publique

-          Pour la biodiversité : disparition des plantes messicoles et maintenant des vivaces. Par contre, certaines plantes résistantes aux herbicides, telles l’ambroisie,  profitent du vide créé pour  se développer  et occasionner des pertes de rendement conséquentes.  Impact également direct ou indirect des pesticides sur les papillons, certains oiseaux et les abeilles.

-          Mesure de l’effet de l’interdiction de certains produits : un produit interdit à la vente peut encore être utilisé 1 an afin de supprimer les stocks. Dans le cas du lindane, interdit en 1998, le produit a été mesuré dans l’air pendant encore 4 ans, au moment des traitements supposés supprimés. Lors de la 2ème partie du forum, M. Lepoivre, représentant la Chambre d’Agriculture demandera que l’on tienne compte d’autres produits utilisés hors agriculture, type traitement charpentes, pour expliquer la présence de lindane dans les mesures d’atmosphère.

-          Pour l’aspect Hygiène publique et corrélation pesticides/maladies : la personne présente au forum est restée extrêmement prudente par manque de corrélations nettes y compris chez les principaux utilisateurs que sont les agriculteurs. D’autres causes peuvent expliquer certaines maladies. Une spectatrice, médecin du travail, interviendra pour être plus affirmative sur le lien pesticides et cancers chez les ouvriers agricoles. (Pour moi, pas d’étude épidémiologique de référence faisant l’unanimité). Les intervenants ont tous été d’accord pour prôner information, formation et protection des utilisateurs de pesticides.

L’attention est attirée sur le traitement des plantes d’appartement -> quantité négligeable par rapport aux quantités agricoles mais les doses sont souvent concentrées et se trouvent en espace clos. Les produits de traitement étiquetés "Bio" contiennent également des molécules qui peuvent s'avérer dangereuses.

3)      Méthodes alternatives aux pesticides, exemple de la ville de Melle : pratiquement plus de pesticides sur les espaces verts. Pour la voirie, il faut être innovant et tenir compte des idées des agents de collectivité afin de limiter ou supprimer les traitements. Et, gros enjeu, informer la population  de ces nouvelles méthodes car les coups de téléphone pleuvent à la mairie dès que des herbes folles apparaissent en bordure de route …..

Certaines collectivités ont totalement supprimé les pesticides.

Des intervenants feront part de la nécessité de rotation des cultures, de la connaissance des liens entre plantes.

Partie II – Politique et Questions

Le débat politique a surtout mis en face à face Marie Legrand (Verts Région) et M. Lepoivre (agriculteur/chambre Agriculture). M. Paillotin rappelant que ce type de confrontation s’est produit au début du travail du groupe pesticides mais qu’ensuite chacun a accepté d’avancer pour arriver au consensus.

Marie Legrand : stop immédiatement aux pesticides – être très volontariste (coercitif ?) – la planète va trop mal pour que l’on attende encore – 25 % des captages eau brute de la région sont au-dessus de la norme en pesticides

M. Lepoivre : objectif de réduction de 50 % en 10 ans est impossible – il faut rester pragmatique  et tenir compte de la réalité – le passage au bio total est irréaliste car cela ne répond pas au besoin alimentaire mondial – d’accord pour former, informer les agriculteurs et aller vers des alternatives aux pesticides mais avec accompagnement d’expertise. Attention à l’impact économique et social.

M. Paillotin : concernant les enjeux économiques et les réactions des acteurs du circuit pesticides : les fabricants de pesticides -> à priori pas de pb pour arrêter ou modifier une fabrication, compensent la perte de marché par une offre de service. Pour les distributeurs type coopératives, c’est plus délicat.
Pour la culture bio, il faut savoir que les centrales d’achat françaises encouragent ce type de production ... en Amérique du Sud.

Question posée des OGM pour remplacer les traitements pesticides : réponse donnée est que le marché français ne veut pas d’OGM donc exit cette alternative.

Intervention d’un spectateur : scientifique qui, à la retraite, s’est mis à faire da la vigne. Pour tester, il a traité seulement la moitié de ses plantations. Résultat : récolte nulle dans la partie non-traitée du fait des maladies ! Explication donnée par les intervenants : l’année a été très mauvaise et même les vignobles bio ont été autorisés à traiter de façon ciblée pour lutter contre le mildiou.

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Ce forum, bien organisé, avec des participants de toutes tendances qui se sont respectés malgré quelques propos vifs, a été très instructif sur les positions de chacun et les petits pas commencés vers une réflexion globale.

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Menigoute_pesticides_ours

Posté par YMDS à 10:58 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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