Chasseurs et gestion de la faune

avenir de la chasse (et des paysages) - 2

Le président de la société de chasse est catégorique : disparition des chasseurs = disparition des animaux ! Tout simplement par l'éradication de toute source de nuisibles par les agriculteurs. Nuisibles s'entend au sens de responsables de pertes de récoltes. Je reviendrai sur ce point après en avoir discuté avec les agriculteurs. Il est certain qu'ils ont les moyens de faire disparaître toute forme de vie des cultures.

Donc la chasse comme garant d'une certaine biodiversité.

Certains chasseurs sont également agréés pour le piégeage -> principales victimes : les fouines et les renards. Comptabilisation et suivi par la fédération des chasseurs.

Ils sont également gestionnaires des quantités de chevreuils, ragondins, corbeaux et organisent, là-ausi sous contrôle, des battues spécifiques.

Chasse = régulation des espèces.

Je serai critique vis à vis de l'introduction en masse du gibier d'élevage (même si la qualité progresse) qui est là juste pour satisfaire le payeur de carte et le tireur de vivant. Cet aspect va à l'encontre du souhait des chasseurs d'être perçus comme des gestionnaires réfléchis.

Maintenant, partons de l'hypothèse de l'interdiction de la chasse -> qui assurerait toute cette gestion ?

1) on ne fait rien : soit l'agriculture détruit tout ce qui bouge, soit certaines espèces prolifèrent et déséquilibrent l'environnement tout en causant des nuisances préjudiciables aux activités humaines.

2) la collectivité prend en charge cette gestion et finance (avec des impôts) des campagnes de sauvegarde ou d'élimination, des entreprises privées ne manqueraient pas de se créer pour cela.

3) les associations de défense de l'Environnement interviennent pour suivre l'évolution mais sont-elles prêtes à assurer une régulation ?

Toutes les réactions et idées sont les bienvenues.

Merci à Michel L. pour ses propos sans langue de bois.

gel_de_la_chasse